Elèves allophones

Sandrine Picq est professeur de mathématiques stagiaire et elle a testé les mathématrices dans sa classe de sixième et de quatrième.

Le dispositif mathématrices permet de se concentrer sur les opérations mathématiques sans affronter un énoncé qui fait souvent obstacle à la compréhension de la situation. Ses observations sur l’implication des élèves allophones viennent confirmer l’intérêt du dispositif.

« Dans les deux classes, j’ai des élèves allophones qui ont immédiatement adhéré, notamment un syrien en 6ième qui a beaucoup de mal avec la langue française (en France depuis peu de temps), qui a réalisé une très bonne séance, je l’ai vu enfin travailler, il a même levé les poings au ciel en souriant en signe de victoire quand il a réussi à faire des matrices. Il en a réalisé cinq sur les huit. En règle générale, les élèves étrangers manipulent très bien les chiffres et ont pu sans barrière de langue exprimer leurs
compétences (ce qui n’est pas le cas en géométrie par exemple). »

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